Mexique – Étape 47: San Cristobal 2, en attendant la suite…

Mercredi matin, San Cristobal. Au programme aujourd’hui : (re)découverte de la ville. Nous marchons au hasard dans ces rues si caractéristiques, où les maisons de plein pied aux patios fleuris accueillent auberges, restaurants, mais aussi boutiques d’artisanats et simples épiceries. Je reconnais dans ces artères colorées ici un petit café, là un graffiti inspiré. Les fêtards toujours sous la couette, les deux places centrales appartiennent encore pour quelques heures aux nombreux autochtones en tenues traditionnelles, qui vendent des babioles écarlates aux touristes matinaux. Quelques rues plus loin, au pied de la colline de San Cristobal, je retrouve avec joie la Plazuela de la Merced, où j’avais passé de jolies heures à lire et écrire lors de mon précédent passage. Simple et authentique, la placette et son charme sans fard séduisent aussi Arlette. Nous grimpons ensuite les marches jusqu’à l’église de San Cristobal, au sommet de la colline, et son joli point de vue sur la ville et les montagnes verdoyantes qui l’entourent.

Bleu, Blanc, Rouge…
Et Lie-de-vin

Puis, nous retraversons le centre jusqu’à un autre mirador : l’Iglesia Santa Maria de Guadalupe. Assis sur les marches, nous paressons un moment, en regardant défiler à un rythme lent les touristes en balade.

Eyes of the tiger

Après cette longue promenade, il est temps de « travailler » un peu : nous rentrons à la maison, et je passe un paire d’heures sur les internets à la recherche d’informations sur les moyens de se rendre au Guatemala ainsi que les formalités pour franchir la frontière. Je commence aussi la lecture du Lonely Planet, pour étayer la liste des choses à faire là-bas, déjà bien fournie grâce aux conseils des amis. Après ces fructueuses explorations, nous sortons prendre l’air, jusqu’au marché où nous faisons le plein de vivres pour le dîner. À notre retour, je travaille un peu sur le blog pendant qu’Arlette s’affaire en cuisine. Dans le calme de la maison, nous passons une superbe soirée, savourant un repas délicieux. La conversation, animée, nous pousse jusque tard dans la nuit, concluant une longue et riche première journée à San Cristobal.

Jeudi matin, Kaza Muta. Je me réveille fatigué après une courte et mauvaise nuit. Mais une balade matinale dans les rues de la cité me remet la tête à l’endroit. Je passe chez Oh Là là pour y acheter des croissants aux amandes, puis me rends à l’agence Terra Maya pour y prendre à là sources les informations relatives au transport jusqu’au Guatemala. Je fais de même à la pharmacie Ahora en ce qui concerne les tests covid nécessaires à notre entrée sur le territoire du pays voisin.

Après la tempête

Satisfait, je rejoins Arlette à la table du petit déjeuner. Là, en dégustant les viennoiseries qui rappellent le pays, je lui fais part de mes découvertes, et nous prenons la décision de ne partir que Mardi prochain, puisque le départ précédent (Samedi) ne nous laisserait que peu de temps pour profiter de San Cristobal et nous organiser. Nous décidons aussi de trouver un cadre plus chaleureux pour notre long séjour ici. Direction le nord de la ville donc, et la très conviviale Casa Tequio. Un personnel affable nous accueille avec le sourire, et nous prenons possession de notre grande chambre, à l’étage, donnant sur un lumineux patio. Superbe !

Nous laissons nos affaires et, sous un ciel gris, nous partons vers l’extrémité nord de la ville, jusqu’au parc Moxviquil. L’endroit dispose de deux attractions : un sentier grimpant dans la forêt vers une grotte creusée dans la colline, et un jardin d’orchidées. Nous nous engageons sur le chemin, et atteignons bien vite la grotte. Au fond d’un étroit gouffre, d’un trou béant sortent de petites chauves-souris, comme s’échappant des entrailles de la montagne. Nous descendons, tête baissée et lampe de poche en main, jusqu’à un premier goulot d’étranglement. En nous contorsionnant, nous parvenons à passer ce premier obstacle. Puis un second. Au moment de franchir le troisième, le flot de rongeurs volants s’intensifie, certains nous frôlant le visage. Les petites bestioles manifestent bruyamment leur mécontentement de voir deux bipèdes déranger leur quiétude. Nous faisons donc demi-tour, nous évitant ainsi un destin à la Bruce Wayne.

Justice – Cross
Toutouyoutou

Après cette intense et caverneuse expérience, la vue des fleurs est reposante. À tel point que le sommeil me rattrape, et que je m’assoupis, assis sur un banc du jardin. Arlette me réveille alors que des gouttes commencent à tomber d’un ciel menaçant. Et nous poursuivons la sieste confortablement installés à la Casa Tequio. À notre réveil, nous sommes d’humeur paresseuse. Nous dînons dans un restaurant coréen, puis, anciens que nous sommes, nous nous endormons à 21h30 devant un documentaire animalier.

Les boules…de Noël

Vendredi matin, Casa Tequio. Esperanza, la maîtresse de maison, nous accueille pour le petit-déjeuner avec une infime gentillesse. La petite dame énergique aux grands yeux verts nous explique le fonctionnement de la collation matinale. Fruits, pain maison et son choix de neuf confitures artisanales, avant le « mexican special » du jour, accommodé selon l’option choisie. Une merveille ! Ayant fait le plein d’énergie, nous partons, à pied, vers l’éco-parc Arcotete, à sept kilomètres à l’Est de la ville. Nous traversons la cité par une petite rue étroite, dont les abords verdissent à mesure que nous progressons. La rue finit par déboucher sur une grande route, que nous quittons néanmoins 200 mètres plus loin, nous engageant sur une route de terre montant sur une colline. D’en haut, nous apercevons le sud de San Cristobal, perdu au milieu d’une immensité verte et vallonnée.

Le parc d’Arcotete est situé en contrebas. Nous nous acquittons du droit d’entrée, modeste, et choisissons un sentier, au hasard. Nous nous retrouvons bien vite sur une petite route de terre, qui traverse des champs de maïs où travaillent des femmes de tous âges en tenue traditionnelle. Étonnées de voir deux touristes perdus dans ces parages, elles s’interrompent un moment, et nous saluent avant de reprendre leur ardue besogne. Dans ce paysage à la fois alpin et normand, les moineaux picorent au pied des plans de maïs, et les moucheroles se reposent sur les clôtures, attendant que le vent rabatte les insectes.

Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, un asile d’un jour pour attendre la mort.

Nous grimpons en haut d’une petite butte, où poussent de magnifiques fleurs bleues. Quelques troupeaux de moutons noirs, menés par des gamins au regard espiègle, nous dépassent bruyamment. Nos pas nous mènent sur un sentier à peine distinguable, qui s’enfonce dans la forêt, et, par un heureux hasard, nous retrouvons le parc. Cette escapade agricole et champêtre, inattendue, nous a enchanté !

Campagne anglaise

Nous découvrons alors l’attraction principale du lieu : une superbe grotte, en surplomb d’une belle arche de pierre sous laquelle coule une petite rivière. De petites hirondelles virevoltent entre les stalactites, et de grandes cavités dans la paroi offrent de jolies vues sur la nature environnante. Dans les couloirs aérés de la caverne, où les touristes s’entassent, je perds Arlette. Je descends l’attendre, en faisant la causette avec la jeune fille qui vend les tickets d’entrée. Appliquée, Aponia réussi avec brio à prononcer mon prénom, mais butte sur le « r » de Arlette. Elle en vient à bout lorsque la bien nommée fait sont apparition. Content de notre visite, nous repartons vers la ville, snobant les collectivos, leur préférant le même chemin qu’à l’aller, où les robins à gorge rousse s’égayent au pied des grands pins.

Patte à modeler, niveau 3ème maternelle

De retour à l’auberge, je lutte contre la lenteur du réseau pour avancer sur le blog. Lorsque l’impatience me guette, nous sortons faire un tour, nous arrêtant pour le dîner dans un restaurant végétarien. Mais les burgers n’arrivent pas à la cheville de ceux de Bacalar, et un chien hurle à la mort dans la cour. Avant de mettre fin à ses jérémiades de façon radicale, nous abandonnons le lieu, achetons des noix de macadamia à un vendeur ambulant, et allons les déguster sur un banc du Zocalo. Dans la fraîcheur du soir, nous regardons, amusés, défiler la faune de San Cristobal. Un groupe d’adolescents du coin capte notre attention. Il y a des choses immuables et universelles, comme le comportement de jeunes gens tout juste pubères. Distrait par cet attendrissant spectacle, nous n’avons pas vu se former de gros et noirs nuages au-dessus de nos têtes. C’est donc une fois de plus sous une pluie torrentielle que nous regagnons nos quartiers. La journée a été belle, et la soirée amusante : nous avons décidément fait le bon choix en prenant notre temps ici !

Stormtrooper de saison

Samedi matin, San Cristobal. Jour de match. Les bleus affrontent la Hongrie dans un stade Puskas plein à craquer. Nous regardons le match en dégustant le somptueux petit-déjeuner d’Esperanza. Celle-ci se mue d’ailleurs en première supportrice de l’équipe de France, réagissant au moindre de mes éclats, nombreux devant cette partie si frustrante. Un trio de jeunes anglais regardent aussi le match sur leur smartphone, nous adressant quelques regards compatissants après le but hongrois. Esperanza saute presque de joie lorsque Griezmann égalise, et nous communions dans la joie et la bonne humeur avec l’ensemble des habitants. Un chouette moment malgré la médiocrité footbalistique de la partie.

L’Allemagne joue le Portugal à 11h, et nous ne voulons pas non plus manquer l’évènement. Néanmoins la connexion nous lâche, et nous devons en hâte nous mettre en quête d’un bar qui diffuse le match. Nous le trouvons dans la rue Real de Guadalupe, et admirons une brillante équipe d’Allemagne battre sévèrement les lusitaniens. À l’issue de la partie, je profite du wifi correct pour travailler sur le blog, quand Arlette se rend au musée Na Bolom que j’avais beaucoup aimé lors de ma première visite à San Cristobal. Boulimique, je ne peux m’empêcher de regarder le troisième match du jour, et l’Espagne et la Pologne se quitter sur un score nul. Je sors un instant pour souhaiter un bel anniversaire à mon père, et, incroyable hasard (encore un), je vois passer Lisa, ma professeur de Yoga d’Holbox ! Nous nous saluons chaleureusement et échangeons quelques mots, avant que chacun reprenne sa route. La mienne me mène vers la Plaza de la Merced, mon QG, où j’écris en buvant un jus de fruit. Rassasié de football et autres activités intellectuelles, je rejoins Arlette à l’auberge. La jeune femme est enchantée de sa visite, et me raconte les légendes magiques des indiens de la jungle de Lacandon. Nous décidons ensuite de fêter la victoire de la Mannshaft dans un restaurant italien tout près d’ici et chaudement recommandé. Les bruschette sont délicieuses, et les pastas à tomber par terre ! Sur une magnifique petite terrasse, nous nous régalons de ces saveurs européennes. Je fais un brin de causette avec le patron dans la langue de Ravanelli, puis nous rentrons chez nous, pleinement satisfaits.

Qu’on se le dise une bonne fois pour toute: il n’y a PAS de crème fraîche dans la pasta alla carbonara, merci !

Dans le patio règne une atmosphère d’auberge comme je les aime. Une dizaine de jeune gens conversent gentiment en sirotant des bières artisanales. Nous nous joignions à eux, attrapant au passage une paire de cervezas. Greg, charpentier londonien au physique de Rugbyman, nous accueille à sa table avec fraternité. Ses yeux rougis et son débit ininterrompu nous renseigne sur le nombre conséquent de bières ingurgitées, mais le solide gaillard a les ressources pour nous vanter dans un anglais compréhensible les mérites du Guatemala. J’entends parler italien à la table attenante, et engage donc maladroitement la conversation. Iacoppo, sympathique jeune homme du Trentino, est volontaire à l’auberge, et Luigi, napolitain en quête de sens, est un apprenti shaman. Il prend la place de Greg à nos côtés, et nous raconte son chemin spirituel, et sa lutte contre les démons et les « entités », à grand renfort de potions magiques et champignons hallucinogènes. Palpitant. La soirée s’étire en douceur dans une nuit sans pluie, jusqu’à ce que chacun regagne ses pénates. Drôle de conclusion à une journée toute européenne !

City of lights

Dimanche matin, Casa Tequio. Après le traditionnel petit-déjeuner dans le patio, sur les conseils du trio britannique, nous partons, à pieds, vers une colline du nord de la ville offrant un superbe panorama sur San Cristobal et ses environs. Nous traversons ainsi la ville dans toute sa largeur, découvrant des quartiers plus populaires, où fleurissent rôtisseries et boutiques de chaussures. Nous franchissons une route goudronnée marquant la limite sud de la cité, et nous engageons sur une route de terre grimpant sur la colline. Nous passons devant chez Don Julio, une grande propriété dans la verdure, très “baba cool”, avec un grand Temascal. Plus haut, nous croisons un groupe hétérogène, jeunes et moins jeunes, teint du blanc rougeaud au plus halé. Cette joyeuse bande disparate partage néanmoins un même sourire béat et des vêpres très « flower power », comme s’ils revenaient d’un trip mystique à Woodstock.

La Coccinelle à San Cristobal

La colline, que nous baptisons « Hippie Hill », accueille (nous l’apprendrons plus tard), de nombreuses cérémonies shamaniques et autres retraites de Yoga. Il y règne ainsi une douce atmosphère, et la nature environnante invite au relâchement. Au sommet, la vue est magnifique. Assis sur une grosse pierre plate posée comme un balcon dans la montagne, nous admirons la cité coloniale au cœur de son écrin vallonné et verdoyant. À l’Est, les montagnes luxuriantes du Chiapas s’étendent à perdre de vue. Les monts au Nord de San Cristobal sont déjà sous la pluie, et nous entendons résonner le tonnerre, signe des orages qui sévissent à l’autre bout de la ville. Ce rappel de la nature signale la fin de notre méditation, et nous quittons notre nid d’aigle pour rejoindre la civilisation, heureux de cette escapade en pays hippie.

Super green
L’arbre qui cache la cité

De retour dans le centre, je me mets en quête d’une paire de chaussures, les tongs étant une alternative aux baskets de trail peu adaptée dans ces contrées d’altitude. Ne trouvant pas de boutique Faguo dans les parages, je me rabats sur une paire de « Daddy’s » made in pas cher. La marque évoque des chaussures orthopédiques TBS, mais le modèle est tout à fait dans l’ère du temps pour un jeune homme de 36 ans. Même si Arlette ne peut s’empêcher de se moquer gentiment, arguant que les nouveaux souliers iront à merveille avec mes cheveux à la Hughes Aufrai et mes lunettes de Triphon Tournesol.

If there’s something weird and it don’t look good, who you gonna call ?

Ainsi relooké, je m’installe dans un café disposant des internets pour « travailler », quand Arlette part se balader en ville. Nous nous retrouvons un peu plus tard à la Casa Tequio, et nous rendons au marché, tout proche, afin de préparer l’apéritif dînatoire du soir. Je me régale des brèves conversations avec les maraîchers, dont les sourires francs enchanteraient les plus taciturnes. Nous préparons le dîner en discutant avec les habitants de la maison, avant de nous régaler de nos préparations, simples, fraîches, et savoureuses. Ana, brésilienne, revient tout juste d’une escapade au Guatemala, et nous raconte son ascension du Volcan Acatenango. De quoi alimenter nos rêves avant les derniers préparatifs à effectuer demain, avant de rejoindre à notre tour les terres volcaniques du pays voisin…

Festival de tapas !

Lundi matin, San Cristobal. Nous profitons pleinement de notre petit-déjeuner quatre étoiles. Le test covid est à 11h, j’ai donc le temps d’aller faire un tour au marché, après avoir déposé notre linge à la lavanderia la plus proche. Les travées sont plutôt calmes ce matin, mais le trafic s’intensifie peu à peu, et les porteurs naviguent à toute allure entre les étales afin que les marchandises soient exposées lorsque les badauds envahiront les lieux, dans quelques heures. Je respire encore une fois les parfums lourds et rances qui émanent des morceaux de viande et des rangées de poulets dont les têtes se balancent dans le vide. Je soigne mon odorat meurtri en errant du côté des fruits et légumes, où melons, mangues et fraises ravivent un appétit pourtant largement étanché par les merveilles d’Esperanza. Je retrouve Arlette à l’auberge, interrompue en pleine conversation téléphonique par une coupure de courant qui touche semble-t-il tout le quartier.

Chaud devant !
Couleurs

Nous nous mettons en marche vers le centre ville où nous avons rendez-vous pour se faire explorer les narines. Nous sommes négatifs ! Il n’y a plus qu’à acheter nos billets de bus, ce que nous faisons dans la foulée, et à nous le Guatemala !

Petit Bateau !

Pour fêter cela, nous prenons place à la terrasse d’un café sur la rue Réal de Guadalupe, et commandons…deux cafés. Nous passons un joyeux moment à discuter, en regardant déambuler la population si hétéroclite de San Cristobal. S’en suit une longue balade dans les quartiers encore inexplorés du Sud-est de la ville, loin des hipsters et hippies du centre.

Smoke

Je laisse ensuite Arlette regagner la Casa Tequio, et retourne sur ma place de la Merced pour écrire un peu. Mais le temps tourne à nouveau à l’orage, et je me réfugie sous le kiosque en attendant une accalmie. Je partage mon abri avec les ivrognes du coin. La plupart sont jovials et inoffensifs, et tentent seulement d’amorcer une discussion amicale, avec peu de succès d’ailleurs, ma compréhension de l’espagnol se limitant à sa version sobre. Mais un drôle de jeune type à l’air mauvais vient me chercher des noises. Il me fait les gros yeux, me répétant a l’infini qu’il est de Monterrey. Je pense à évoquer Gignac, afin de désamorcer la situation, mais me contente de soutenir amicalement son regard, pendant qu’il me souffle son haleine putride au visage. La stratégie semble fonctionner, puisque le pauvre homme finit par s’éloigner, retournant s’assoir auprès de ses collègues, qui semblaient attendre une autre issue à notre absurde danse. La pluie se fait moins drue, et j’abandonne mes compagnons de fortune pour regagner le Zocalo.

Hard dogs’ life

Les rues sont devenues rivières, les vendeurs de parapluies sont de sortie, et les quelques touristes bravant la tempête exhibent leurs panchos en plastique jaune fluo. Je me réfugie chez Oh là là alors que la pluie redouble à nouveau, achète quelques douceur pour le dîner, et me résous à prendre un chocolat chaud au café d’en face, en attendant une nouvelle interruption. J’écris encore un moment, puis finalement l’orage passe, et je me précipite au dehors, afin de rejoindre la maison avant la prochaine averse.

Make love not war

Sur la superbe place à proximité de la Casa Tequio, des techniciens travaillent sur les lignes électriques, et je me souviens alors de la coupure de ce matin. Je passe à la Lavanderia pour récupérer notre linge. Bien sûr, la laverie n’a pas été épargnée par le black-out, et nos vêpres gisent dans l’une des grosses machines, qui ne peuvent s’ouvrir qu’une fois branchées sur le secteur. Désœuvrée, la charmante employée me dit qu’il n’y a rien à faire et qu’il me faut revenir le lendemain après-midi. Notre navette pour le Guatemala part à 8h du matin. De mon espagnol maladroit, je lui explique que nous allons trouver une solution, ensemble.

La Casa Tequio

Après de longues minutes où la jeune femme secoue énergiquement la tête, je finis par obtenir le numéro de téléphone de la propriétaire, qui me confirme que tout sera fait pour que je récupère mon linge, dès que le courant sera rétablie. Pas tout à fait serein, je marche vers l’hôtel, me faisant à l’idée de quitter le pays sans nos vêtements, finalement assez amusé de la situation. L’adorable Esperanza pourra toujours nous les envoyer plus tard. Ce qu’elle s’empresse de proposer d’ailleurs lorsque je lui fais part de nos (si légères) mésaventures. Je rejoins Arlette, confiante que notre bonne étoile règlera le soucis. Et quinze minutes plus tard, la lumière fut. Avec l’aide d’Ana, je communique avec la laverie, qui convient de me rapporter mon linge dans la soirée. Nous sommes donc fin prêts pour notre départ de demain !

Fresque

Je discute un moment avec les habitants de l’auberge, puis nous dînons des restes de la veille, agrémentés des pâtisseries à la française de chez Oh là là. Couchés tôt pour affronter la longue journée de voyage vers notre prochaine destination, nous nous endormons comme deux octogénaires devant un épisode de “Our planet”, ravis de cette belle semaine de transition à San Cristobal.

Je vous embrasse !

Julien

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