Guatemala – Étape 4: Guatemala City

Jeudi matin, Casa Rustica. Mieux, mais pas top, tel est mon état. Je me sens assez bien pour aller petit-déjeuner au café bohème, pour nos derniers moments dans cette magnifique ville d’Antigua. Sur la terrasse, nous admirons une dernière fois les magistraux volcans, théâtres de nos incroyables aventures dans les parages.

Ruby morning

Nous passons prendre nos affaires à l’hôtel, et filons à la gare routière pour attraper un chicken bus pour Guatemala City. Faible, et nauséeux, je suis heureux que le voyage ne dure pas plus d’une heure…Les quelques kilomètres à pieds à la recherche de notre auberge, à travers des quartiers sans charme, m’achèvent néanmoins, et j’arrive épuisé au Nostalgic Hostel. L’établissement porte bien son nom. À peine franchi la porte, nous sommes nostalgiques d’Antigua et de ses auberges propres et sympathiques. L’endroit est crasseux à souhait…Ce qui me passe l’envie d’y faire une sieste. Nous voici donc dans les rues de “Guate”, en direction de la place centrale. Drôle de bourgade…Le centre ville n’a rien de touristique. Nous sommes d’ailleurs les seuls caucasiens dans la rue piétonne qui rejoins le Zocalo. Alors que celle-ci est une succession de fast-foods et magasins de frippes, pas un seul café charmant dans les environs. La place est plutôt sobre, entourée d’un “Palacio Nacional” en faux marbre vert et d’une cathédrale trapue et courte sur pattes.

I ❤️ Guate
Cette manie d’écrire par terre…

Nous marchons longtemps dans les environs, à la recherche d’un quartier digne d’intérêt, mais sans succès. Nous dînons dans un grand restaurant propre et clair, où je me contente d’une soupe légère. De retour à notre taudis, nous décidons d’abréger notre séjour dans la capitale. Demain, après une matinée ludique au Luna Parc local, nous mettrons cap au nord, avec une première étape au Biotopo del Quetzal, une réserve perdue au milieu de la forêt de nuages ! Pour l’heure, nous nous endormons devant un documentaire sur la genèse des jeux vidéos, heureux des échéances à venir.

Vendredi matin, Guatemala City. Le bus 282 nous emporte vers le Mundo Petapa, le plus gros parc d’attraction du coin, et sans doute du pays. Cela fait très longtemps que nous n’avons pas mis les pieds dans un parc à thèmes, et nous sommes ravis, comme deux enfants, de franchir les grilles du parque recreativo. L’endroit, de taille modeste, possède tous les codes des parcs d’attractions modernes : maisons en carton-pâte aux couleurs acidulés, égéries animales au regard vide, comme la tortue aventurière ou le croco-ranger, et bien sûr toute une ribambelle de fast-foods aux noms alléchants (mi ranchito loco, El pollo viajero). En ce vendredi matin de covid, la foule ne se presse pas au portillon, et nous avons le parc presque pour nous seuls.

Notre monde est tout petit
Didier Barbelavie

Nous commençons par le manège sensé garantir les sensations les plus fortes : la terrifiante tour du Rasca Cielos mesure 50 mètres de hauteur et promet vertiges et retournements d’estomac. Parfait pour me remettre de mes problèmes gastriques des derniers jours ! Nous nous installons et bavardons tranquillement en attendant le départ. Mais celui-ci survient sans préavis, et nous propulse 50 mètres plus haut à une vitesse folle. J’en perds deux ou trois cordes vocales, et mon cœur bat la chamade alors que nous restons suspendus au sommet. Position hautement inconfortable pour qui souffre de vertiges…Après un moment qui semble interminable, l’engin relâche les freins et nous précipite enfin dans le vide.

La Tour infernale

Nous regagnons la terre ferme, remplis d’adrénaline, et nous précipitons vers le plus tordu des « roller coaster » de l’établissement. Le Relampago est bref mais intense, avec sa première descente à près de 180 degrés, ses loopings et ses vrilles furibardes. Nous courrons ainsi d’une attraction à l’autre avec une joie adolescente, riant de bon cœur. Avec pas ou très peu d’attente, nous venons bien vite à bout du petit parc. Nous retournons ainsi au Rasca Cielo et au Relampago afin de nous offrir un rabe de sensations fortes.

Simon demain on ira à l’Aquasplash

Juste avant de quitter le parc, un manège de la section enfants attire notre attention. Quelques bateaux pirates armés de canons à eau tournent en rond. Autour du manège, des canons sont mis à la disposition du public. Sans hésiter, je prends place dans l’une des embarcations, pendant qu’Arlette se poste à l’un des canons extérieurs. S’en suit une chaotique bataille d’eau, dans un fou rire généralisé. Le combat s’engage sur tous les fronts : âpre lutte contre les barques voisines, mais surtout contre les flibustiers restés sur le littoral. Arlette prend soin de m’atteindre en plein visage à chacun de mes passages devant son poste avancé, tandis qu’un colossal guatémaltèque, lui aussi au sec sur la rive, me prend pour cible. Je termine hilare, et trempé jusqu’à l’os. Les soldats se congratulent en s’esclaffant, et je rejoins Arlette, qui rie aux éclats devant ma déplorable mise.

Avant
Après

Nous séchons un moment, puis, rassasié de rires et d’adrénaline, nous quittons le Mundo Petapa. Nous passons en coup de vent à l’hostel, dont nous n’aurons sans doute aucune nostalgie, et embarquons dans un bus pour Coban. Celui-ci nous laisse au bord de la route, à la nuit tombée, devant l’entrée du Ranchito del Quetzal. Sous la pluie, un petit homme vient ouvrir la grille déjà cadenassée, avant de nous mener à notre chambre, dans un cabanon en dur un peu plus haut. Totalement isolé, l’endroit est plutôt rustique, mais nous ne nous attendions pas à un cinq étoiles, et il fera parfaitement l’affaire. Pour le dîner, notre hôte nous propose quesadillas, ou quesadillas. Nous optons pour les quesadillas, que nous dégustons en demandant des nouvelles des quetzals. Malheureusement, les fruits des arbres alentours n’étant pas mûrs, l’oiseau roi n’a pas été aperçu dans les parages depuis une bonne quinzaine de jours. Mais bien d’autres oiseaux peuplent la magnifique forêt de nuages que nous découvrirons demain matin…

Je vous embrasse !

Julien

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