Colorado – Étape 6: Derniers jours à Longmont

Lundi matin, Longmont. Nous prenons un café avec Sylvie, assis au bar séparant la cuisine du salon. Je profite à plein de ce rituel que nous apprécions tous deux, conscient que la fin du séjour est proche. Je passe ensuite un long moment au téléphone avec Arlette, lui racontant en ordre dispersé notre formidable « camping trip » en Utah. En tentant de mettre des mots intelligibles sur la myriade d’images qui se bousculent dans ma tête, je réalise à nouveau la chance que j’ai eu à explorer cet univers fantastique. Arlette parvient à détecter dans mon embouteillage verbal un enthousiasme certain pour la région visitée…

Nous allons ensuite déjeuner chez Lucille, une institution de Boulder. Le restaurant, installé dans une vieille maison en bois, propose des spécialités de la Nouvelle Orléans. Je me régale de truite, d’œufs, et de grits, gruaux de maïs typique de Lousiane. Et de buttermilk biscuits aussi, énormes brioches au beurre salé. Installés sur le porche, nous profitons de la douceur de l’automne. La nécessaire promenade digestive s’effectue sur le mall et ses drôles de boutiques. Le magasin de jouets est particulièrement rigolo, nous inspectons les rayons en riant comme des enfants devant les Fart Ninjas et autres dindes gonflables.

La nouvelle vie d’Angela Merkel
La Louisiane à Boulder

Sur le chemin du retour, je fais un PCR test comme on fait un drive-in chez MacDo, sans bouger de mon siège…Une fois à la maison, nous trions nos photos du week-end, toutes les occasions sont bonnes pour revivre les jolis moments passés ensemble.

Ah, la culture…

Nous sommes attendus à 18h chez Guita, qui nous a convié chez elle, ainsi que John, après le French apéro de la semaine passée. Assis au coin du feu dans le jardin, nous bavardons de longues heures. John est décidément un personnage fascinant. Il nous raconte ses voyages dans l’Europe post deuxième guerre mondiale de son adolescence. Notamment la visite de la Tchécoslovaquie communiste (terre natale de sa mère) en 1964, dans un monde glaçant qui rappelle l’Allemagne de l’Est de La vie des autres. Guita m’interroge sur les Galápagos et je me lance alors dans un long monologue enflammé, alimenté par le vin italien. Je réalise que je parle depuis (trop) longtemps, et tente de rééquilibrer le temps de parole. La politique américaine, la plongée, puis le Danemark, dont est originaire Guita, occupent le reste de cette agréable soirée. Nous prenons congé de notre hôte, saluons John, et rentrons à Longmont. Je suis heureux d’avoir pu rencontrer les amis de Sylvie, et partager de sympathiques moments avec eux. Très différents, ils sont néanmoins tous passionnants !

Mardi matin, Longmont. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Le retour se rapproche à grands pas…Mais je suis bien décidé à profiter de mes derniers jours ! Max, l’artiste du Sud-ouest, nous a invité sur sa propriété, au nord de Longmont. Nous le retrouvons à Lyons, avec John qui est décidément de tous les bons coups. Max nous conduit sur une petite route, privée, qui s’engage sur une colline, dans la forêt. Là, posée au milieu des pins tel un élément du décor se tient une jolie petite maison, de forme triangulaire. Max nous fait découvrir sa retraite dans les bois. Nous pénétrons à l’intérieur par une superbe porte en fer, conçue par ses soins, et qui donne un aspect presque médiéval à la bâtisse. La maison est étonnante : l’entrée se fait dans la chambre, puis celle-ci s’ouvre sur une vaste pièce à vivre toute en lumière. L’aménagement est simple, rustique et moderne à la fois. Aux murs, quelques œuvres superbes de Max, qu’il nous raconte avec un mélange peu ordinaire d’humilité et de confiance en son talent. Nous nous installons « au salon » et bavardons un long moment en sirotant du café. Avec ces gens ouverts et cultivés, la conversation est fort agréable !

Not so Mad Max
Transcendance

Nous improvisons ensuite une ballade automnale dans la propriété, grimpant jusqu’à son point le plus haut. Le temps est maussade, mais l’endroit est superbe, propice à la contemplation. Puis Max nous ramène à Lyons, je le salue ainsi que John, heureux d’avoir rencontré ces personnages riches et attachants.

French connection

Nous déjeunons dans un restaurant de sushis dans lequel Sylvie a ses habitudes. Comme souvent, le repas est ponctué de rires, entre mes mauvaises imitations de Jacques Chirac et les sketches des Inconnus. De retour à la maison, je prépare mes affaires, pianote avec nostalgie les quelques sempiternels airs que je connais, puis nous jouons au mahjong, évidement. Il règne dans l’air inévitablement un parfum de fin d’aventure, mais aussi une touche plus sucrée, le bonheur d’avoir vécu ensemble des moments magnifiques que nous n’oublierons pas.

Home sweet home

Nous nous rendons pour le dîner chez Arnaud et Lisa, qui ont fort gentiment proposé que nous passions tous ensemble ma dernière soirée au Colorado. Les steaks sont à tomber par terre et le vin délicieux ! Le clafoutis préparé par Sylvie et moi n’est pas mal non plus. Sans effusion, je remercie la famille pour leur incroyable accueil et leur disponibilité ! Ils ont été si chaleureux…Et quels guides ! Grâce à eux j’ai découvert de l’intérieur des régions à la beauté à la fois simple et grandiose. Je suis heureux d’avoir partagé leur vie pendant ces quelques semaines. La soirée s’achève par une séance photo de notre magistral séjour en Utah, l’occasion de découvrir notamment les photos du ciel étoilé prises par Arnaud dans la nuit du désert. Magique !

Je vous embrasse !

Julien

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